Symptômes

Le diagnostic de transit lent concerne souvent des patients qui cherchent une explication depuis de nombreux mois, parfois plusieurs années, et à qui l’on a le plus souvent parlé de syndrome de l’intestin irritable. Les explications reçues sont vagues, les examens complémentaires sont normaux, les traitements n’apportent pas de soulagement, et pourtant ces patients souffrent beaucoup.

Le diagnostic repose d’abord sur la discussion avec le patient, qui rapporte presque toujours plusieurs des signes suivants :
– un ballonnement quasi systématique et des flatulences ;
– des douleurs abdominales
– une très grande variabilité de la consistance des selles (dures ou molles) et de leur fréquence, de deux par semaine à quatre par jour.

D’autres signes sont possibles : fatigue, douleurs lors des rapports sexuels, tendance au reflux acide, hémorroïdes et, surtout, intolérance aux aliments qui fermentent beaucoup, comme le gluten, le lactose et les légumineuses.

Prise en charge

Puisque le transit est lent, ma prise en charge repose sur l’accélération du transit et la décompression intestinale. Les grandes lignes sont :

  • une purge intestinale ;

  • un tabouret de défécation ;

  • une hydratation orale fréquente ;

  • un régime riche en fibres chaque jour, qui n’interdit aucun aliment ;

  • des laxatifs osmotiques, bien tolérés.

Cette prise en charge est adaptée à chaque patient et ne constitue pas une promesse de résultat.